Se permettre… un accord non permis

Bonjour à tous, 

Mon premier article concernant les fautes à ne pas commettre va porter sur l’accord de se permettre dans les temps composés. Pourquoi celui-là en particulier pour commencer cette série d’articles sur mon blog ? Eh bien, tout simplement parce que j’ai été moi-même victime aujourd’hui de cette erreur bête (une inattention de ma part). Oui, oui, moi la correctrice qui traque les fautes de tout le monde, j’ai fait une bévue assez fâcheuse ce matin en rédigeant mon courrier de présentation auprès des maisons d’édition que je commence à démarcher afin de trouver du travail. Je connais cette règle par cœur, mais pas bien réveillée, mal relu mon texte et hop, le message est parti auprès d’un certain nombre de contacts qui pourront constater cette énormité en lisant mon message. Je tiens à remercier la personne qui m’a gentiment « tiré les oreilles » quant à ma faute sur mon texte, c’est un geste très sympathique.

Voici donc la règle à savoir avec « Elle s’est permis/permise » (source : site de l’Académie française) :

Le verbe permettre se construit avec un complément direct, indiquant ce qu’on autorise, et un complément indirect indiquant à qui on l’autorise : le médecin ne lui permet plus le sucre. Le premier peut être remplacé par un infinitif prépositionnel (je lui permets de sortir) ou une complétive (la pluie et le vent ne permettent pas que nous nous promenions).

Quand permettre est à la forme pronominale, le pronom complément me, te, se, nous ou vous est complément indirect et ne commande donc pas l’accord : elle s’est permis d’étranges remarques. Mais on dira l’intervention qu’il s’est permise, puisque le complément direct du verbe, le pronom relatif qu(e) reprenant le nom féminin intervention, est placé avant le verbe.

Exemples :

On dit : « Elle s’est permis de leur envoyer une invitation. »
On ne dit pas : « Elle s’est permise de leur envoyer une invitation. »

On dit : « L’attitude insolente qu’il s’est permise à l’égard de sa mère a choqué toute la famille. »
On ne dit pas : « L’attitude insolente qu’il s’est permis à l’égard de sa mère a choqué toute la famille. »

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